Voyage crop circle 2013

Voyage en Angleterre, juillet 2013.

Organisé par AoraVoyages et Umberto Molinaro.

Encore un beau voyage, le soleil est au rendez-vous. Tout s’annonce bien, nous sommes 13 avec le chauffeur, la transformation est au bout du chemin.

Glastonbury est notre première étape, dès le début le groupe s’est soudé autour de l’idée tellement simple et évidente que c’était ensemble que nous allions vivre de grands moments. La benjamine a trente ans, la plus âgée soixante douze, l’harmonie et la bonne humeur sont le liant de cette éphémère rencontre.
Après une petite marche en conscience vers le jardin du Chalice Well sous le ciel lumineux de ce mardi matin, nous nous réunissons autour du puits druidique pour une méditation silencieuse. Les énergies font déjà leur travail, les émotions montent vers le cœur, la chaîne que l’on fait autour de la source nous relie et nous propulse chacun au delà des limites de ce monde. Ce sont des moments rares et inoubliables, à cet instant, on sait que les choses vont bouger à l’intérieur du plus profond de nous-même.

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Le jardin est magnifique, chacun peut y trouver l’espace qui lui convient, la statue qui lui parle ou l’arbre qui l’enchante. Chaque recoin semble habité, la lumière est partout, le petit peuple caché nous accueille. Nous terminons cette visite magique par un petit baptême dans la cour du roi Arthur, sous laquelle passe la ligne tellurique Marie qui sillonne l’Angleterre quittant le Chalice Well pour s’enrouler autour du Tor de Glastonbury, rejoignant la ligne tellurique Saint Michel pour atteindre Avebury. Réunis, les pieds nus dans le petit bassin d’eau glacée de la cour, nous en profitons pour nous ancrer davantage encore au cœur de Gaïa, et accueillir en nous les énergies cosmiques aspirées par ce vortex. C’est tellement puissant que Marie, l’une d’entre nous, ne peut plus garder les mains vers le ciel, une force extraordinaire l’oblige doucement à s’agenouiller et à toucher le fond du bassin de ses doigts. Au bout d’un moment, Marie reprend possession de son corps, c’est le signe, l’initiation est terminée, nous pouvons sortir. C’est si agréable, on se sent tellement plus léger, qu’a-t-on laissé là-bas, dans l’eau ferrugineuse de ce Chalice Well? Dans lequel, comme le veut la légende, Joseph d’Arimathie aurait versé, le sang de Jésus.

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La journée n’est pas terminée, après le repas dans la «prairie» c’est une petite promenade jusqu’au sommet du Tor qui nous attend. Jadis, depuis près de 5000 ans, ce lieu de pèlerinage réunissait des milliers de pèlerins pour les grandes célébrations du Solstice. Ce site fut le premier à être christianisé, et la première église construite sur le mont fut dédié à St Michel. Les fêtes qui suivaient les cérémonies et les marchés au pied du Tor donnèrent naissance à la ville de Glastonbury et aux légendes de l’île d’Avalon.
C’est un beau panorama à 360 degrés qui se déroule sous nos yeux. Le vent nous rafraîchit, le soleil descend, c’est le moment de visiter la petite ville de Glastonbury si particulière. Nous nous donnons rendez-vous dans le magnifique pub «Pilgrim Hotel» qui date du XV siècle.
Sur la route du retour, nous nous arrêtons devant le cheval blanc de Westbury. L’ origine de ce dessin remonte au moins à 3000 ans, c’était une façon pour les anciens de marquer leur territoire, leur puissance et d’invoquer la protection des Dieux. Cette œuvre de 100 mètres de long se trouve au flanc d’un mont, au sommet duquel on découvre le «Westbury Castel». C’est à la fois un site sacré et une enceinte de protection; à mon avis le cheval n’est qu’un subterfuge utilisé lors de la Christianisation des lieux. En fait il devait s’agir d’un dragon blanc, comme celui qui se déploie à «Dragon Hill» près d’Uffington. Le dragon, c’est le serpent tellurique, le symbole universel des énergies, que l’on retrouve aussi à la proue des drakkars Vikings.

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N’oubliez pas que pour les chrétiens c’est St Michel qui terrasse le dragon, et si on décode, le christianisme remplace le «paganisme»… On transformera donc le dragon en cheval comme le menhir en calvaire.
Suivant notre intuition, nous sommes alors attirés par un long tumulus, le «Westbury Long Barrow» qui se dresse au milieu de l’enceinte, vaste espace entouré d’un talus et d’un fossé. C’est une simple marche en conscience que nous entreprenons vers cet édifice sacré.

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Dés que le talus fut franchi, la présence et les énergies très fortes de ce site s’imposèrent à nous. Le soleil déclinait doucement, les moutons curieux nous suivaient de leur regard paisible, le tumulus nous avait accueillis. Nous sommes repartis après avoir remercié le lieu et son gardien invisible aux yeux des profanes. Cette première journée avait réveillé des sensibilités, ouvert de nouvelles portes intérieures, suscité des questionnements multiples. Le groupe qui suivait le petit chemin en file indienne avait désormais une vie propre, un rayonnement, nous étions 12 plus 1. C’est lui qui allait donc nous prendre en charge pour nous conduire et nous faire découvrir les merveilles cachées de cette Angleterre mystérieuse.
Après le dîner à l’hôtel, la soirée se poursuivit avec une conférence sur les crop circles et sur les mégalithes de la région: Avebury, Silbury Hill, Long Barrow West Kennett, Stonehenge.

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Le deuxième jour commença par un parcours initiatique à Avebury.  Au petit matin, le soleil encore très bas donnait du relief aux pierres levées de l’enceinte sacrée, nous nous arrêtâmes à la première porte énergétique. C’était le moment de faire la salutation au soleil, de demander au maître du lieu l’autorisation de pénétrer dans ce sanctuaire et de travailler avec ses énergies. Après un moment de recueillement, quelques signes nous invitèrent autour du premier menhir.
Cette grande pierre de trente tonnes nous attirait à elle et nous poussait à déambuler autour selon un parcours inverse de celui des aiguilles d’une montre. Ce n’était pas habituel, mais nous nous pliâmes à ce jeu, les énergies grandissaient, l’aura de la pierre nous enveloppait. C’est alors qu’en posant les mains sur celle-ci j’eus une étrange vision, d’une très grande netteté, un visage de femme. Était-ce une mémoire inscrite dans la pierre qui me mit en contact avec cette belle personne, ou était-ce l’esprit du lieu? L’esprit de Gaïa?

Ensemble autour du menhir, nous fîmes quelques exercices d’ancrage et après avoir créé une colonne de lumière autour de la pierre, nous avons remercié  le lieu pour cette belle expérience. Une autre pierre nous appelait, derrière elle, le soleil entamait sa course à travers le ciel bleu, et en nous approchant lentement, en conscience, nous pûmes ressentir les différents paliers ou portes qui nous séparaient d’elle. Nous utilisions nos paumes de mains, des pendules ou des antennes qui s’ouvraient régulièrement à chaque étape. Cette fois-ci nous devions tourner dans le sens tellurique, dans le sens des aiguilles d’une montre et, une fois dans l’aura du menhir nous fîmes quelques travaux énergétiques.

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Avebury est une enceinte sacrée de plus de 6000 ans, constituée de trois cercles de pierres levées, placée sur deux courants telluriques qui s’y croisent et serpentent vers d’autres hauts-lieux. Le grand cercle symbolise le soleil accueillant les forces cosmiques, il est traversé par le serpent symbole des forces telluriques. Ce serpent est matérialisé par des alignements de menhirs sur plusieurs kilomètres et se termine dans le sanctuaire, «la tête du serpent», constitué de deux cercles concentriques de pierres levées. Les anciens étaient sensibles aux énergies, certains d’entre eux étaient clairvoyants et les chamanes étaient en lien avec l’énergie d’amour de Gaïa, la Terre-Mère. L’histoire a brouillé les pistes, mais avec un peu d’intuition on retrouve dans Gaïa l’origine d’Isis puis celle de Marie. Chaque religion a ses interprétations de la vie et ses symboles. Les vierges noires sont des statues païennes Christianisées, elles représentent l’Esprit de la terre qui se manifeste par des apparitions comme celles des «vierges miraculeuses». Plus tard ces sites sacrés seront les lieux d’apparitions Mariales. La grotte de Lourdes, par exemple, s’appelle Massabielle, or l’anagramme de «Massabielle» est «Bellissama»: la Déesse miraculeuse des sources chez les Celtes.

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Suivre en conscience ce grand circuit nous charge d’énergie, c’est un pèlerinage qui nous rapproche du Ciel. Avebury est un immense vortex, plus les énergies telluriques sont puissantes et plus elles attirent les énergies cosmiques, nous sommes le trait d’union entre ces deux forces et cela ne dépend que de nous de les accueillir comme il se doit. Dans la Trinité, Isis, Osiris et Horus, on retrouve la Mère, le Père et le Fils……. le Fils ,c’est l’homme au sens large, c’est à dire la manifestation de la vie sur terre. Les labyrinthes sont des circuits à l’image de celui d’ Avebury, chargés d’énergie. Pour s’équilibrer il faut pouvoir se nettoyer, c’est à dire se délester des vieux schémas afin de pouvoir accueillir les nouvelles vibrations. C’est pour cette raison que la première pierre nous a demandé de tourner à l’envers des aiguilles d’une montre, pour nous faire prendre conscience qu’il faut entreprendre un retour sur soi et se nettoyer avant de recevoir.

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Nous quittâmes la grande pierre plate inclinée face au soleil à la base de laquelle se trouvait une cupule, réceptacle permettant de récupérer de l’eau « bénie » par le lieu, pour nous rendre au sommet du talus. Là, quatre arbres magnifiques développaient des racines gigantesques et se tenaient entrelacés comme pour nous rappeler que nous ne sommes rien sans les autres. En effet le premier arbre complètement en port-à-faux au dessus de la route ne tient que par la présence des autres qui fixent ses racines dans les profondes entrailles de la terre. Quelques rubans sont attachés aux branches des grands arbres, symboles des liens tissés entre l’homme et l’arbre. On trouve en France des arbres similaires appelés « arbres à loques».
Selon la tradition les pèlerins accrochaient un morceau de chemise de façon à ce que le lieu garde l’empreinte énergétique de celui-ci et puisse lui apporter des guérisons. C’est le même principe que les petits souliers d’enfants déposés dans la Cathédrale de St Omer.

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Dans l’après midi nous décidons de visiter un crop circle apparu au pied de « Silbury Hill ». Ce mont est en fait une pyramide de terre qui a été édifiée par les hommes de la préhistoire il y a au moins 6000 ans. Dans quel but ? nul ne le sait. Ce n’est pas un tumulus car il n’y a pas de cavité, c’est comme un menhir de 40 mètres de haut, placé sur la ligne tellurique Marie, en lien avec le cercle de Avebury et le tumulus de West Kennet. C’est une œuvre colossale qui exigea une organisation très complexe, or pour l’époque cela reste un mystère. Cet édifice a été construit à partir d’une voie en spirale distribuant plusieurs paliers constitués de terre, de pierres et de pics de bois. Au centre se trouve une masse de calcaire et un fossé entoure l’ensemble très certainement pour l’isoler du reste du territoire ou le protéger.

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Nous savions à quel endroit se trouvait le crop circle mais nous ne pouvions pas l’apercevoir car il était très éloigné du bord du champ, il nous fallut chercher la bonne «tramline». C’est toujours un moment palpitant pour ceux qui découvrent leur premier crop circle. Nous avançons en file indienne au milieu du champ, le temps est magnifique.

Le crop circle ressemblait à un sablier inscrit dans un cercle. L’allusion au temps paraît assez évidente mais à qui s’adresse ce message ? A l’humanité qui n’a pas l’air de bien comprendre qu’il est plus que temps de se bouger et de changer de cap. Au visiteur du crop circle, ou peut-être aux deux à la fois. Est-ce pour nous dire que le temps nous est compté ? Qu’il faut alors se préparer au changement, lequel ?

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Nous sommes entrés dans la partie centrale de la formation après en avoir fait tout le tour, en conscience, dans le sens des énergies telluriques. Quelque soit le site sacré dans lequel on se trouve il convient de tourner autour dans le sens des aiguilles d’une montre, c’est à dire dans le sens des énergies, c’est un signe de respect, une façon de se mettre en harmonie avec le lieu et de se préparer à la rencontre. Nous avions avancé l’heure du déjeuner de façon à être les seuls dans le crop circle, l’avenir allait nous donner raison. En effet au bout d’une heure, au moment où nous achevions notre méditation, un groupe de vingt-six personnes est arrivé…. qui prit notre place aussitôt que nous quittâmes le centre de l’agroglyphe.

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Quel paysage magnifique, devant nous « Silbury Hill », autour de nous un océan de céréales, plus loin la silhouette du Long Barrow, prochaine étape. C’est le plus long tumulus de l’Angleterre, 100 mètres environ, édifié sur la ligne tellurique Marie. Deux hirondelles ont fait leur nid à l’intérieur de la première salle, elles virevoltent devant nous dans un ballet incessant pour nourrir leur progéniture. La fin de l’après-midi approche, nous nous reposons dans ce lieu paisible duquel nous pouvons apercevoir dans un champ lointain, juste dans l’axe du tumulus, un crop circle rasé par l’agriculteur.
Oui c’est bien triste, cette année une partie des crop circles a été interdite d’accès par les propriétaires, une autre a simplement été rasée. Des agriculteurs s’organisent pour casser la dynamique des crop circles, mais heureusement certains comprennent qu’il y a des solutions pouvant satisfaire tout le monde. En effet demander deux livres soit 2,5€ à chaque visiteur permet de couvrir les dommages. Il y a eu moins de crop circles cette année, y aurait-il un lien avec les destructions massives de crop circles ces dernières années?

La journée est loin d’être terminée car au programme il est prévu d’aller visiter Stonehenge au coucher du soleil, en toute intimité. C’est peut être la dernière année que nous pourrons ainsi visiter ce lieu en privé, car tout le site est restructuré, un peu comme au Mont St Michel. Tous les parkings seront supprimés et une navette emmènera les visiteurs depuis un lieu de regroupement situé à plusieurs kilomètres de ce grand monument mégalithique. Doit-on s’en réjouir? Y aura-t-il encore des visites privées pour des petits groupes?

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Quand nous sommes arrivés, curieusement nous avons tous ressenti de très fortes énergies, puis une nuée d’oiseaux est venue se poser sur le linteau du trilithe, en pierre de Sarsen, situé en face de nous. Nous nous sommes sentis accueillis, de belle manière. Après être entrés en contact avec le lieu nous avons fait un cercle de prière au centre du grand mégalithe, il y eut beaucoup d’émotion. L’énergie était si puissante qu’elle soulevait nos bras à l’horizontal et plus encore pour certains. Tout cela sous l’œil attentif d’un pigeon unijambiste, à l’abri, dans l’anfractuosité du pilier d’un des cinq grands trilithes. Le soleil était très bas, prêt à disparaître, les ombres très longues et la lumière rasante donnaient du relief à ce grand vaisseau de pierre. Stonehenge n’avait pas toujours était cet édifice colossal, il y a plus de 8000 ans la vie s’était organisée à cet endroit bien choisi. En effet, il faut se rendre à l’évidence que Stonehenge est au centre d’une myriade de tumulus et autres traces mégalithiques. Au début du néolithique, des bâtisseurs ont entrepris la construction d’une enceinte circulaire, un fossé et un talus. Ensuite ils creusèrent 56 trous formant un cercle, avec lesquels ils purent calculer les grands cycles de la vie et les événements particuliers : Les solstices, les équinoxes, les phases de la lunes, les années….  En plaçant une pierre ou un poteau dans un trou sur deux, on obtient 28. Une lunaison c’est 28+1, une année c’est 13 x 28 = 364 +1, pour cette dernière, il suffisait de bouger la pierre tous les 13 jours, (même système de calcul que les Aztèques 364 +1). D’autre part 28 c’est aussi 4 x 7, comme le pensent de nombreux chercheurs, Stonehenge était à l’origine un calendrier et un système de calcul permettant d’observer le ciel. C’est à cette époque que sera édifiée la pierre de Sarsen appelée « Pierre talon » qui indique le solstice d’été lorsque l’on se place au milieu du cercle et c’est sur cet axe que plus tard sera positionnée la « Pierre d’autel ». Les 56 trous d’Audrey, du nom de celui qui les a découverts, furent bouchés vers 2800 ans avant JC.

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Au Néolithique, il y a environ 4500 ans, furent placées les quatre pierres de « stations », celles qui forment le rectangle qui donnent les levers et couchers de lune et de soleil aux solstices et aux équinoxes. A la fin du Néolithique, une grande avenue fut construite depuis la pierre du Talon jusqu’à la rivière. Cette voie permit sans doute d’acheminer les pierres bleues afin d’édifier le double cercle central. Aujourd’hui, on ne sait toujours pas comment ces 76 pierres bleues furent transportées depuis le Pays de Galles.

A l’Age du Bronze, il y a 4000 ans, tout l’ensemble des pierres bleues fut démonté, la dernière phase de Stonehenge commença d’abord avec les cinq grands trilithes, deux piliers et un linteau en pierre de Sarsen. Le grand cercle suivit avec trente monolithes, trente portes, (30 x 12 = 360, on est bien loin des 56 trous d’Aubrey, ce qui correspond à une autre façon de compter et de mesurer).

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La géométrie de l’ensemble est aussi très intéressante, le diamètre de l’enceinte circulaire vaut trois fois le diamètre du cercle de pierre, on retrouve là les triades, base de l’enseignement druidique. Les différents éléments qui composent ce monument semblent être en lien les uns avec les autres par des figures géométriques élémentaires.

A l’intérieur du cromlech un cercle de pierres bleues fut érigé, complété au centre par un demi cercle ouvert en fer à cheval dans la direction du Solstice d’été. Deux cercles composés de 30 trous de 1 à 2 m de profondeur furent créés autour de l’ensemble, puis abandonnés, marquant ainsi la fin de la construction et peut être un changement de civilisation vers 1600 avant JC. Il paraît évident que pour édifier un tel ensemble il fallait un peuple très organisé et savant, mais l’écriture n’existait pas, nous n’avons donc pas de récit précis et le mystère reste entier. Ce peuple était très développé spirituellement et Stonehenge fut un grand lieu de pèlerinage, de culte et de guérisons.

Le soleil disparaissant à l’horizon, il fallut nous résoudre à quitter le lieu. Nous étions fatigués de cette intense journée, mais avions pris tant d’énergie, que l’ambiance du retour fut marquée par beaucoup de joie et de bonne humeur. Le lendemain matin, le temps toujours au beau fixe, nous permit de survoler une partie de la région en avion. Les petits engins nous emmenèrent un par un au-dessus des champs où se trouvaient les crop circles. C’est un moment magnifique pendant lequel certains lâchent complètement leurs peurs tant la curiosité et la beauté de l’expérience nous tiennent le cœur.

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Ce petit voyage dans les airs nous permit de noter précisément où se trouvaient les formations que nous voulions visiter et par quel chemin les atteindre, ce qui est loin d’être évident au sol. Les champs sont très grands, les crop circles ne sont pas toujours visibles et il ne faut pas se tromper lorsque l’on remonte une voie de tracteur (tramline) sous peine d’en refaire le tour … On ne compte alors plus les kilomètres. Cette année il y avait un très beau crop circle à côté de l’enceinte circulaire de Avebury, mais le propriétaire avait posé une pancarte indiquant qu’il poursuivrait par voie de justice ceux qui pénétreraient dans sa propriété, bien heureusement ils ne sont pas trop nombreux à faire cela. Tous ceux qui pensaient que les crop circles étaient faits par des petits groupes d’individus s’arrangeant avec le propriétaire du champ pourront revoir leur argument. Ce matin là nous avions donc aperçu neuf crop circles, dont quatre très endommagés par les agriculteurs en colère.

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Après avoir pris un repas en terrasse au Red Lion, l’auberge incontournable qui se trouve au centre de Avebury, nous décidâmes d’aller visiter le dernier crop qui venait d’apparaître. Grâce à Internet et au site Crop Circle Connector, nous pouvions être informés des agroglyphes découverts le jour même. C’était donc le cas pour celui de Wessex Ridgeway, situé dans un coin assez difficile d’accès, en tout cas pour le GPS qui n’était pas programmé pour les petits chemins de terre. Nous l’avions enfin trouvé, mais après combien de détours, c’était magnifique, c’était mérité. Nous étions certains que le propriétaire du champ n’était pas encore informé du crop circle, il n’y avait ni demande de dédommagement ni défense de pénétrer
dans la propriété. Il fallait donc être tout simplement discret, trouver le bon passage, ne rien abîmer, se faire oublier. Nous avons traversé le champ assez rapidement et comme il faisait chaud nous nous sommes allongés au cœur du crop circle. Nous faisions corps avec la nature, personne ne pouvait nous voir, nous n’avions plus besoin de rituels, allongés sur la paille, nous étions ancrés à la terre, à l’unisson avec le ciel dans un silence profond. Nous n’entendions que quelques lointains tracteurs et le bruit d’un avion qui vînt photographier la formation.
Ce fut un grand moment de repos, de détente, de retour sur soi et de connexion avec l’esprit de la nature. Nous terminâmes cette merveilleuse journée par la visite d’autres crop circles,  All Cannings, et Stanton St Bernard du côté d’Alton Barne. Comme il ne restait plus qu’une journée nous décidâmes que nous irions le lendemain dans la forêt enchantée de Savernake.

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Nous terminâmes cette merveilleuse journée à l’auberge du « White Horse ». C’est là, après une bonne guiness que les langues se délient, on fait le point, on livre ses émotions et ses découvertes de la journée, des amitiés se lient pour un temps car le voyage n’est qu’une parenthèse et chacun s’en retournera, Dijon, Toulon, Manosque, Paris, St Jacques de Compostelle, Roubaix…..

Pour le dernier jour, j’avais préparé une petite surprise: Un superbe crop circle dont la visite ne posait aucun problème, bien au contraire. Nous arrivâmes au matin, le soleil était encore assez bas mais déjà tellement présent, le chemin pour y accéder serpentait au sommet des collines reliant le Cheval Blanc du Barbury Castle à celui d’Uffington. A trois cent mètres de la formation, nous percevions déjà les hautes vibrations du lieu, nous respectâmes les différents paliers énergétiques avant d’arriver sur le site. A l’entrée du champ quelqu’un nous attendait. Il s’agissait d’une personne qui travaillait bénévolement pour une association dont le but était d’aider les agriculteurs, en récoltant des fonds, deux euros par personne. Elle nous indiqua le bon chemin…. la voie.

Quel beau crop circle ! Derrière nous d’autres petits groupes arrivaient, nous avons donc occupé le centre tout de suite pour y faire une méditation. Beaucoup se sont alors joints à nous, pour cette prière improvisée au milieu du champ de blé. Nous avons passé un long moment dans cette formation qui s’ouvrait sur un magnifique panorama. Il y avait maintenant une cinquantaine de personnes qui déambulaient dans ce mandala géant, véritable labyrinthe initiatique.
A l’image des sites mégalithiques, des églises romanes, ou des labyrinthes des cathédrales, les crop circles permettent de monter en vibration et d’atteindre des plans de conscience supérieurs. Chacun avait quelque chose à expérimenter, une curiosité à satisfaire, des photos à prendre.

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Après le crop circle, la dernière étape du voyage était la forêt de Savernake avec ses chênes millénaires. Mais comment nous y retrouver ! Nous avions envie de voir ces grands chênes, mais nous n’avions pas vraiment de repères. C’était la première fois que nous nous rendions dans ce lieu, nous nous sommes donc laissés guider par notre intuition après avoir demandé aux petits êtres de la nature de nous rejoindre.

Quand nous sommes sur le bon chemin, les choses se mettent en place tout simplement. Arrivés au centre de la forêt, nous avons cherché une clairière pour le pic nique. C’est alors que notre regard fut attiré par une énorme souche d’arbre. C’est Dominique qui eut le premier message, elle avait ressenti l’énergie qui émanait de ces immenses racines. Elle comprit qu’il fallait respecter et remercier ce lieu, de toute évidence Dominique percevait une présence. C’est ce que nous fîmes aussitôt, puis nous cherchâmes un peu plus loin un endroit pour nous restaurer. De là, nous avons aperçu un grand chêne et quand nous sommes arrivés au pied du bel arbre nous avons trouvé un alignement des chênes millénaires. Ce fut pour nous un émerveillement, un petit chemin caché par les fougères nous encourageait à continuer notre quête loin des sentiers battus. Et nous sommes tombés naturellement sur l’allée des Chênes.

Au bord de cette allée, il y a un hêtre exceptionnel, si grand et si fort que nous avons pu, à douze personnes, l’entourer en nous tenant la main. C’est à ce moment là, quand nous fûmes tous reliés, que la nature sembla nous faire signe, un vrombissement d’abeilles et d’insectes emplissait l’espace. Nous nous sommes harmoniser en faisant une série deaumsur la même fréquence. Ce jour là nous avons eu des signes et des messages, et pour certains d’entre nous toutes ces expériences allaient marquer leur vie.
Voilà le voyage touchait à sa fin, au soir, comme prévu je présentais une conférence sur «La symbolique et les messages des crop circles», mais avant il y avait un petit anniversaire à fêter, celui de la benjamine du groupe. Ce sont des moments d’amitié, de partages de sentiments, des moments de bilan et aussi d’adieu.

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